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Entrevue avec Lesser Evil: Le nouveau duo montréalais

September 4, 2019

Dans le cadre du Festival de la Musique Émergente (FME) en Abitibi, nous avons rencontré Lesser Evil, le nouveau duo montréalais synth-pop psychédélique formé par Ariane M. et Christophe Lamarche-Ledoux (Chocolat, Feu doux, Organ Mood). 

 

 

Pour ceux qui ne connaissent pas encore Lesser Evil, comment vous êtes-vous rencontré et comment êtes-vous arrivé à pondre le EP?

 

Ariane : En fait, nous étions voisins quand on allait à l’école primaire. On savait qui on était l’un et l’autre, mais on ne se connaissait pas vraiment. Ensuite dans la vingtaine, nous étions musiciens à Montréal alors encore une fois, on se croisait. Autrement, ça fait trois ans qu’on a commencé à travailler ensemble sans trop savoir que ça allait devenir un projet. J’avais un désir de créer des chansons et je savais que Christophe avait un set-up avec un VR dans les bois. On a commencé par faire deux chansons et on s’est rendu compte que c’était un projet en soi. Voilà notre origin story dit-elle en riant.

 

 

Le groupe nous fait beaucoup penser aux airs de Boy Harsher ou Lebanon Hanover. Quelle-est votre vision face à la position du groupe au Québec?

 

Christophe : Je t’avoue que c’est quelque chose que les journalistes et les gens qui la consomme font eux-mêmes. Dans la création, pour nous, ce n’est pas quelque chose à quoi on pense. Ce n’est pas trop une force qui drive le projet.

 

Ariane : Peut-être un petit peu plus au niveau du EP puisqu’il y a quatre chansons et qu’elles sont différentes. Il y a quand même des similitudes lorsqu'on le produit, mais je crois qu’on développe un peu plus un filon.

 

 

Y avait-il une signification derrière le choix de sortir seulement quatre chansons ?

 

Ariane: C’était de se mettre à exister. Faire une chanson nous prend beaucoup de temps. On a abouti à quelque chose, on a mis de côté quelques chansons aussi. On savait qu’on n’allait pas être sur scène avec quatre chansons seulement et on ne savait pas à quoi la formule allait ressembler. Je crois qu’on ne se pose pas vraiment de questions, ni de stratégie.

 

Christophe : Ça fait déjà trois ans qu’on travaille sur du matériel alors on voulait seulement sortir ce qu’on avait peu importe si c’est une bonne idée ou pas.

 

 

À quoi ressemblait ces trois années de création?

 

Ariane : Le premier été, nous avons fait deux chansons. Il n’y avait pas d’électricité. C’était un concept où tu devais bloquer des journées complètes et c’était parfait parce qu’il n’y avait pas de distraction. Il a fallu attendre à l’été suivant pour nommer que c’était un projet et puis au printemps suivant pour développer le reste.

 

 

 

 

 

L’album a été créé dans un véhicule récréatif. Est-ce que les territoires visités vous ont inspiré d’une certaine façon?

 

Christophe : En fait, le VR était statique dans les bois. Tu ne peux pas bouger avec ça sur les routes, ce serait un danger public. Il a été stationné pendant quelques étés sur une terre où il n’y a rien, pas d’électricité ni de toilettes. C’était un bel environnement pour travailler. Ariane avait déjà écrit quelques trucs avant d’arriver. C’était un mélange des choses qui sont arrivées avant qu’on se mette à travailler là-bas.

 

Ariane : C’est sûr que ça a donné le ton de la façon qu’on travaille. C’était intuitif, on a trouvé une manière de travailler à deux et de bâtir des chansons « from scratch » avec peu de moyens. Même si aujourd’hui, nous ne sommes plus dans ce VR, nous essayons de garder le même mind-set. Même s’il s’agit d’un studio à Montréal, on se réserve quatre jours pour garder le même processus.

 

 

Christophe, artiste actif sur la scène musicale à Montréal, comment fais-tu pour t’engager dans plusieurs projets excellents à la fois?

 

Christophe : C’est comme si les projets finissent par créer un canal dans lequel ça devient évident ce qui fit et ce qui ne fit pas dans un projet. Le truc est de passer beaucoup de temps sur un projet précisément. On n’est pas le band qui se rencontre une fois par semaine pour travailler, on fait des blitz. Ça devient donc assez évident qu’est-ce que sont les projets et facile à différencier. 

 

 

 

 

Avez-vous une chanson favorite sur l’album?

 

Ariane : Souvent, quand on produit quelque chose, c’est celle sur laquelle on travaille, celle qu’on est en train d’aboutir. Elles ont toutes quelque chose d’unique. Si je pense au spectacle de ce soir, je pense à Caution.

 

Christophe : Je ne saurais dire, je les aime pour différentes raisons. J’aime bien Sight Of. C’est une belle réussite, quelque chose que nous n’avons pas reproduit par la suite. On a plein d’autres chansons, mais qui ne ressemble pas à ça.

 

 

Si vous pouviez faire une seule collaboration, avec quel artiste le feriez-vous?

 

Christophe : J’ai comme une bucket list, c’est difficile. Probablement Geoff Barrow (Portishead, Beak etc.) , mais il y en a tellement. 

 

 

 

 

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