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Entrevue avec Choses Sauvages: Le cumul d'une année

August 26, 2019

Un an après notre rencontre avec le groupe Choses Sauvages au Festival de la musique émergente à Rouyn-Noranda, nous voulions prendre un moment avec eux pour discuter de la dernière année chargée en spectacles et du nouveau single paru dernièrement. Nous aurions pu parler de Shrek et des Doritos bien longtemps, mais nous nous sommes concentré sur autres choses... 

 

 

 

L’album a été publié il y a déjà un an. Comment la dernière année a-t-elle évoluée en spectacle?

 

Félix : De mieux en mieux! En tout cas, de plus en plus de make-up... J’ai l’impression que ça a évolué naturellement avec des offres de spectacles plus intéressantes. On s’est fait offrir de meilleurs cachets et des meilleurs spots dans les festivals. On se fait plus prendre au sérieux. Par exemple, au Festival d’été de Québec, on a headline la scène sur laquelle on jouait.

 

Thierry : Tout ça s’est fait très progressivement au courant de l’année et on est dans une zone agréable. On voit bien la différence avec la sortie de l’album, les gens viennent vraiment pour t’écouter et avec une énergie différente.

 

« Le spectacle est aussi mieux construit. On travaille mieux et on fait de meilleurs shows. On est meilleurs », disent-ils.

 

 

Apophis est le titre du nouveau single paru le 16 août dernier. Qu’est-ce que la chanson aborde exactement?  

 

Félix: La chanson a été écrite par Marc et moi. Je suis arrivé avec l’idée d’une dualité entre le jour et la nuit. Ça a un peu viré en divinité et on s’est « crissé » de la mythologie égyptienne, grecque etc. Donc, Apophis est une entité maléfique dans la mythologie égyptienne qui, chaque nuit, a une bataille épique avec le dieu du soleil.

 

Marc-Antoine poursuit en disant qu’il s’agit d’une métaphore sur la vie.

 

 

 

 

La chanson a des airs du groupe Parcels. Est-ce que ce groupe représente une inspiration pour vous?

 

Marc-Antoine : Avant de composer la chanson, nous étions allés voir le groupe jouer au Théâtre Fairmount. Seulement deux d’entre nous connaissait le groupe et lorsqu’on « jammait », ils trouvaient que ça sonnait comme Parcels, mais on n’était pas au courant! On trouvait ça cool quand même.

 

Philippe : Je crois qu’on a accroché dès le début et sans qu’on s’en rende compte, ça nous a influencé.

 

Le groupe continue en disant : « On a déjà composé une chanson avec des accords similaires et c’était carrément devenu une chanson de Parcels alors on était genre : on ne peut pas faire ça. Mais pour répondre à la question, ce n’était pas le but pour la chanson de s’inspirer du groupe. Nous avons probablement seulement des inspirations similaires. »

 

 

Est-ce que la sortie du nouveau single signifie qu’un nouvel album est déjà en route?

 

Félix : Ça ne veut vraiment rien dire pour la sortie de prochains projets.

 

Marc-Antoine : On avait envie de brasser les choses, ça fait déjà un an qu’on joue les mêmes chansons alors on veut rester actif aussi. On a composé d’autres trucs qui seront sur le prochain album, mais avec tous les spectacles qu’on fait cet été, on n’avait pas le temps pour ce genre chose.

 

Tommy : Le but est aussi d’amener, tranquillement, les gens où on va avec le prochain album. Ça faisait longtemps qu’on voulait expérimenter une composition de neuf minutes. On a donc travaillé sur un build up d’éléments un peu comme en spectacle. Souvent, on se fait dire que le live ne sonne pas comme l’album alors on voulait inclure de l’instrumental dans le single.

 

Félix : On invite donc les gens à écouter la version longue plutôt que le radio edit.

 

 

 

 

Nous avons pu suivre la tournée « Diplovages » sur les réseaux sociaux. Comment c’était de partir en tournée avec un autre groupe?

 

Felix : C’est épuisant, c’est tough. C’est vraiment l’fun de base, mais après il ne faut pas que tu aies deux shows en ligne. C’est beaucoup de « brosses ». Par exemple, mon instrument est ma voix alors je la perds assez vite si je suis sur le party. Trois shows de suite, c’est trop, mais on ne l’a jamais fait avec « Diplovages ».

 

Philippe : On en a fait deux de suite et on était dégueulasse. La première soirée, on donnait tout et après on était en mode party. On a essayé de se convaincre qu’il fallait rester relax pour le show du lendemain, mais 15 minutes plus tard, on faisait le contraire.

 

Tommy : Ça faisait longtemps qu’on voulait faire la tournée avec Foreign Diplomats. On les « achalait » tout le temps pour faire ça ensemble, mais ce n’était jamais le bon timing.

 

 

 

 

Après avoir assisté au spectacle que vous avez fait au Théâtre Fairmount, on trouvait que la direction artistique et la scénographie était vraiment intéressante. L’avez-vous fait en groupe?

 

Felix : On avait déjà discuté de la direction artistique en groupe et voir avec qui on voulait travailler. Lorsqu’on a rencontré cette personne-là, qui est Philippe Marquis, on a jasé et brainstormé, mais au final, c’est lui qui est venu avec l’idée finale. C’est lui qui a fait le design des murs et de l’éclairage.

 

Est-ce que ça représentait l’image exacte de Choses Sauvages?

 

Félix : Pas nécessairement. En fait, on avait un peu l’idée d’un sous-sol des années 70.

 

Marc-Antoine : Avec le plafond bas du théâtre, ça a vraiment créé un effet de party de sous-sol. Phil a voulu augmenter ce feeling-là. On essaye aussi que les gros shows se fassent sentir comme les petits avec autant d’énergie. On veut que les gens aient chaud et qu’ils se pitch partout comme dans un show punk.

 

Félix : La scénographie est vraiment importante pour nous. Il faut d’ailleurs toujours y réfléchir pour l’agencer avec l’attitude punk du spectacle.

 

Marc-Antoine : On ne peut pas toujours avoir une « scéno » qui voyage avec nous partout, mais ça vaut la peine d’en avoir une à Montréal. On va justement en faire une au spectacle au Club Soda dans le cadre du festival Coup de cœur Francophone.

 

 

Parlant de festivals, comment est-ce que c’était de jouer au Festival Mural en juin dernier? Le festival a tendance à présenter des artistes de la scène hip-hop et rap.

 

Félix : On ne s’en est pas vraiment rendu compte. Les gens qui aiment plus l’électro et l’indie se sont présentés et ils ont trippé. On s’en serait rendu compte si la foule n’avait pas aimé ça, mais là ça s’est passé en tabarnak.

 

 

 

Où peut-on voir Choses Sauvages en spectacle prochainement?

 

Marc-Antoine: Surtout le 8 novembre prochain au Club Soda! Le concept du spectacle sera un rework de ce qu’on fait d’habitude avec une touche plus électronique. Ça va être groovy.

 

(Billets en vente ici)

 

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