Tête-à-tête avec: LaF

Dans le cadre du festival Les Francos, nous avons pris le temps de parler avec les gagnants des Francouvertes de cette année. Ils nous ont expliqué l'impact de leur victoire, de leur passage à Osheaga cette fin de semaine et de leur nouveau EP à venir! 

 

 

 

 

Qu’est-ce que le fait de remporter les Francouvertes 2018 vous a apporté?

 

Les Francouvertes nous ont ouvert beaucoup de portes et ça a vraiment facilité notre processus créatif. Participer à une compétition en tant que telle est aussi une expérience très enrichissante

 

C’est une bonne manière de s’intégrer au milieu de la musique professionnelle et de rencontrer des gens de l’industrie, mais c’est sûr que d’avoir gagné nous aidera à la conception de projets futurs. Je dirais que ça amène aussi de la confiance quand l’on reçoit la reconnaissance de gens qui approuvent ce que l'on fait.

 

 

Donc, selon vous, cela vaut-il la peine de se lancer dans un concours comme celui-là?

 

Absolument! Tu n’as rien à perdre dans ce genre de concours là. Il n’y a pas vraiment d’esprit de compétition alors c’était plutôt amical. Ça nous a permis de se faire des bons amis et de partager ça avec des gens de d'autres milieux que le rap.

 

 

Pensez-vous que d’autres artistes de la relève du « Rap Queb » auront plus d’opportunités d'affaires grâce à votre victoire?

 

Je crois que d’un point de vue général, beaucoup de portes se sont ouvertes au « Rap Queb ». Par exemple, LOUD qui a a atteint un public en France ainsi qu'Alaclair. Ensemble, ils ont gagné un Felix. Cette année, le Hip-Hop a pris de l’ampleur dans l’industrie de la musique au Québec. Il faut quand même continuer de faire nos preuves, c’est un travail pour tous les artistes de la relève de faire en sorte que l'on continue de parler de notre genre.

 

 

En entrevue, vous avez mentionné ceci : « On aspire, je crois, à s’émanciper le plus possible de l’identité rap, ou rap québécois.». À quoi voulez-vous vous identifier si ce n’est pas au « Rap Queb »?

 

À nous-mêmes! Je crois qu’il faut rester authentique dans notre création et nous devons toujours chercher à nous renouveler à travers le temps. On ne veut pas se catégoriser non plus, c’est aussi le rôle de la relève de créer du nouveau, c'est important de ne pas faire ce qui a déjà été fait.

 

 

 

 

Comment s’est passé votre show aux Francos?

 

C’était vraiment « nice ». C’était impressionnant de jouer devant autant de monde et ça faisait longtemps qu’on s’était tous vus alors nous étions vraiment contents de le faire. Aussi, le son était très bon, ça a fait du bien de travailler avec des professionnels. Ils nous aident et nous encadrent. Ce n'est pas la même expérience que lorsqu'on joue dans les bars avec les techniciens de la place.

 

 

Comment vous sentez-vous de participer au festival Osheaga cet été?

 

On est très excités, ce sera spécial. Nous ne sommes jamais allés à Osheaga, on ne connait pas les « stages » là-bas mais ça risque d’être énorme.

 

 

Allez-vous y aller la fin de semaine au complet?

 

Probablement! J’aimerais aller voir Anderson .Paak, on l’a manqué à Québec. Je suis « down » d’aller voir Travis Scott aussi. Il y a mille artistes que j’aimerais aller voir à Osheaga. Ça va être « insane ».

 

 

En plus de LaF, vous travaillez sur des projets individuels et aussi certains en partenariat avec La Fourmilière. Comment trouvez-vous le temps de gérer tous ces projets-là?

 

On garde définitivement LaF en priorité puis le reste vient après, mais on ne s'impose pas de contraintes. On respecte aussi l’individualité dans le sens où on s’encourage tous à travers ça. Si quelqu’un lance un projet, on a son « back ». On collabore aussi sur les projets individuels de chacun, alors ça reste un travail d’équipe. Le gros bon sens pour nous, c’est de garder le projet de LaF comme étant notre optique de travail principale.

 

Pour la Fourmilière, c’est un projet beaucoup plus « easy going ». Tu peux te pointer quand tu veux alors ça permet au projet de vivre sans avoir toujours besoin de l’entretenir.

 

 

 

 

Avez-vous du nouveau contenu en chemin?

 

Oui, on a un EP qui est prévu pour la fin de l’été. Ce sera un projet de 6 ou 8 « tracks » sur lequel on travaille depuis les Francouvertes. Le EP est conçu dans l’optique de faire un album en 2019, donc c’est comme un avant-goût. On a du pain sur la planche et un calendrier bien rempli pour la prochaine année.

 

 

Qui sont les artistes qui ont inspiré votre nouveau projet?

 

Myth Syzer nous a beaucoup inspiré. La musicalité du rap belge nous a aussi influencé, ça nous appelle. On est quand même de grands fans du rap européen. En même temps, on évolue dans le milieu du « Rap Queb », c’est ça notre terrain de jeu alors c’est un mélange de toutes ses variantes.

 

 

Avez-vous toujours voulu faire de la musique, même lorsque vous étiez enfant?

 

Oui! Pour certains c’était plus inconscient d’écouter de la musique et de s’imaginer sur une scène, sans se dire pour autant que ça allait arriver. Pour d’autres, c’était clair. Un jour, quand j'étais au primaire, il a fallu faire un dessin qui nous représentait plus tard. Sur ma feuille il y avait un dessin me représentant avec une barbe et des cheveux longs qui tenait une guitare en « V ». Je voulais devenir le prochain membre de Metallica.

 

 

Qu’est-ce qui vous a poussé à entrer dans le monde de la musique?

 

L’amitié. Le rap se développe beaucoup dans des petites communautés, par exemple à l’école ou dans les parcs. Pour nous, ça été ça, de rapper dans les parcs ou à la récréation.

 

Peut-être plus durant les pauses au secondaire qu’à la récréation en fait.

 

J’aime mieux le terme récréation haha.

 

Il y a aussi le désir de s’exprimer. Quand tu arrives à l’adolescence, tu cherches un moyen de donner un sens à qui tu es. Ça remplit le vide que tu as à cet âge-là. L’intérêt pour le hip-hop aussi, tu veux reproduire ces choses-là avec des gens que t’aimes.

 

 

 

 

Écoutez leur musique ICI 

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