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Tête-à-tête avec: Zen Bamboo

June 8, 2018

Zen Bamboo, c’est quatre gars de Saint-Lambert qui se sont tanné de la vie de banlieue et décidé de s’occuper en jouant de la musique rock. J’ai rencontré le groupe au festival Santa Teresa quelques heures avant leur performance. Nous avons parlé de la recette dévastatrice qui crée la musique pop, des concours, spectacles, nouvelle musique et beaucoup plus!

 

 

 

 

Pour commencer, qu’est-ce qui vous a poussé à vouloir faire de la musique?

 

Leo: On a écouté de la musique.

 

Charles-Antoine: High school dreams!

 

Avez-vous des artistes en particulier qui vous ont inspirés?

 

Leo: Simple Plan, 

 

Charles-Antoine: Sinon, il y avait Billy Talent au secondaire. 

 

Simon: Pour être honnête, ouais, mon album préféré c’était le premier. Celui qui est rouge et jaune? Ça, j’aimais bien! Le premier album que j’ai eu, c’était Hopes and Fears de Keane, et il m’a beaucoup marqué. 

 

Xavier: Linkin Park, aussi. 

 

Léo: Linkin Park, c’était fou! Premier show au Centre Bell. 

 

Simon: Là, ont est rendu a quoi? Simple Plan, Billy Talent, Keane et Linkin Park, qu’est-ce qui compléterais le quintette? 

 

Xavier: Coldplay, c’etait plus tard.

 

Simon: Eminem, hahaha! 

 

Léo: Dans le fond, les Red Hot Chilli Peppers en général. 

 

Puisque vous venez de Saint-Lambert, est-ce que le fait de venir de la banlieue a influencé votre musique?

 

Simon: C’est fucking plate la banlieue, alors il faut que tu t’occupes. T’as pas le choix de faire preuve d’imagination pour pas t’ennuyer pour mourir. C’est un exercise, genre nous c’était de la musique. Sinon, je sais pas. Quand tes entouré de plat et de béton, y’a plein d’activités que tu fais pour donner un sens a ta vie parce que t’en as pas si tu habite dans un ‘sub-divison.’ C’est tout le temps le skate, ou on faisait des graffitis d’adolescents délinquants, ces choses-là. La musique rock c’est un peu devenu ça aussi, je pense. Au final, habiter dans un quartier de même devient un ennui qui te dévaste.

 

Êtes-vous allés voir beaucoup de concerts? Parce qu’on dirait que faire des ‘house shows’ ici, c’est pas aussi connu

 

Simon: Oui, vraiment, mais les seul «house shows» que je connais était ceux qu’on a fait.

 

Léo: Mon premier «house show,» c’etait votre band!

 

Simon: Mais non, ca existe pas vraiment…comme dans les films? 

 

Ouais, un peu! J’ai des amies à Toronto dans des bands, et ils en font tout le temps! Mais ici, j’en est jamais entendu parler. 

 

Simon: C’est très rare! À Saint-Lambert, les seuls dont j’ai entendue parler c’était nous.

 

Xavier: Mais on en a fait des fou!

 

Simon: Oui, c’était très le fun! On en a fait trois? 

 

Léo: La piscine, le sous-sol à Sim, et chez toi! 

 

C’était le quel le plus fou? 

 

Simon: Je pense que c’était mon sous-sol.

 

Léo: Dans le garage.

 

Simon: La maison était ben plus scrap après, mais attend…ma clavicule c’était cette soirée là. Ok, dans le fond, c’était en juillet 2017. On sort des EPs, le premier c’était Juvénile, et c’était dans le garage à Xavier, qui habite l’autre bord de la rue de notre école secondaire 

 

Charles-Antoine: On avait envoyé des petites cartes à toute l’industrie pour qu’ils viennent à Saint-Lambert! 

 

Simon: Ça c’est bien passé, et juste après j’ai une amie qui m’a plongé dessus, sur le terrain de l’école, il ma pété la clavicule en quinze morceaux. Faque je pense ce c’était celle la! Et ya un kid à Saint-Lambert qui s’appelle Lambert qui as perdu sa job, son skate, et son chandail 

 

Léo: Et l’usage de sa cheville pour une couple d’heures, haha. Lambert était fou dans la tête!

 

C’était quoi le premier concert que vous êtes aller voir? 

 

Léo: J’ai vue Simple Plan sur les Plaines d’Abraham. 

 

Charles-Antoine: Linkin Park sur les Plaines d’Abraham.

 

Simon: Billy Talent au Centre Bell. 

 

Xavier: Loco Locasse à la Saint-Jean.

 

 

 

 

C’est quoi le premier concert que vous avez donner? 

 

Simon: Un concours, ont avait joué un cover de 'Hey Joe'! 

 

Léo: Ça avait duré 10 minutes.

 

Charles-Antoine: On a fait ca pour vrai? 

 

Simon: Ouais, en anglais! On avait pas assez de chansons. 

 

Ca s’est passé quand même bien? 

 

Simon: Je pense que quelqu’un nous avait dit «lâchez pas les gars» pis on lui avais dit «ok». Ces concours là, c’est de l’exploitation. C’est tellement mal honnête. C’est un espèce de ‘battle of the bands’ en trois étapes, et ils bookent des grosses salles. Les billets coutent comme 22$ et tu gagnes la valeur des billets, alors essentiellement, tu mets beaucoup de pression sur le peu de gens que tu connais pour qu’ils viennent à ton show pour que tu avances. Ils font une grande quantité d’argent sur le dos de la bonne volonté des familles. 


Charles-Antoine: Il y a aucun réel avantage; personne va t’aider a la fin. Même si tu gagnes le grand prix, après que ton prix soit passé, tu restes la même personne. 

 

Vous avez sortie Carrière Solo assez récemment, parlez moi un peu de ce projet. 

 

Simon: Vous en pensez quoi de ma carrière solo, les gars?

Léo: Ça a pas été long! Non mais, c’est des vraiment bonne tounes! 

 

Charles-Antoine: Ce qui devait être fait a été fait.

 

Simon: Toutes les chansons qu’on a sont à la guitare acoustique et je leur montre. Après ça, on l’arrange ensemble. On a sauvé du temps essentiellement, car on a sauté l’étape où on devait faire du rock avec et on les a gardés. C’est toutes comme ca, même celles qui torchent le plus, ça commence tout doux et après ça, on se fâche! 

 

Charles-Antoine: Ça servait a rien de les intensifier plus, l’intensité était déjà là.

 

Simon: J’aime ca jouer du folk, j’aime ca du Renaud, Dylan, tout ça. C’est tellement pur. C’est le plus low budget que tu peux faire sur une voix et une seule guitare. Tu peux tellement créer quelque chose d’immense avec les moyens les plus limités possibles. J’ai toujours trouvé qu’il y avait quelque chose de fascinant là dedans, et j’ai pas l’occasion de le faire parce que c’est pas la musique qu’on fait. Ils m’ont laissé me faire plaisir. 

 

Charles-Antoine: Si j’en avais écouté plus quand j’était jeune, et avoir eu un background plus folk, j’aurais eu un baggage pour aller dans cette direction là.

 

Alors, ce EP c’est toi, et les prochains vous retourner a Zen Bamboo?

 

Simon: C’est ça, j’avais envie de faire des tounes comme ça et on la appeler comme ca parce que c’est drôle, il faut l’emballer. 

 

Xavier: C’est une super belle facette de ce que Simon fait, et le monde ne la connaissait pas. 

 

 

 

 

Vos paroles son assez ‘dark’, comment en arrivez-vous là?

 

Simon: C’est la recette de la chanson pop depuis toujours. Ça prend de la musique vraiment entraînante puis des paroles dévastatrices. Il faut que ça soit déchirant. C’est fou comment la plupart de la pop les paroles son décalissantes. Tsé, les Smiths, où n’importe quoi, la musique pop que je connais ça va mal, ça va super mal! MGMT, dévastateur tout le temps, c’est la fin du monde! C’est ça le truc je pense mais je suis comme ça naturellement, angoissé, déprimé, en constat, alors pour moi c’est le prolongement de comment je me sens de toute façon. C’est pas un effort, mais ça tombe bien parce que c’est ça qu’il faut pour faire une chanson pop, c’est la méthode ancestrale. 

 

Te souviens-tu de la première chanson que tu as écrite? 

 

Simon: Oui, en français, c’est Chritos Perdine et en anglais, c’était bizarre!

 

Xavier: C’était Donnie Darko.

 

Simon: C’était genre “where is Donnie Darko, where did he go?” J’ai commencé a écrire en anglais.

 

Xavier: On l’avait joué en secondaire quatre. 

 

Travaillez-vous sur de la nouvelle musique en ce moment? 

 

Xavier: Oui, ça roule vite! 

 

Simon: On planifie l’album déjà. C’est tout composé, tout écrit, et on commence déjà a faire de la pré-production pour ça. Vol.4 va s’en venir cet été, il est déjà presque fini, il reste un peu de voix et d’harmonies et c’est tout. Donc c’est ça! 

 

C’est quoi quelque chose que vous voulez accomplir en tant que band? 

 

Simon: C’est quoi qui est hot dans un band? Tsé, tu fais le show, tu crèves pas de faim et quand tu fais le show, c’est transcendant, comme une experience intense pour tout le monde. Des fois, ça nous arrive que y’a quelque chose de spirituel quasiment, je pense que c’est ça, tout le reste de ce que tu fais dans un band c’est à ça que ca mène, c’est le fil d’arrivée. Si le show est euphorique et intense, des fois, tu y es arrivé. Ça serait le fun faire de l’argent un jour, mais je sais pas, tant que ça reste comme ça, je m’en calice un peu! 

 

Xavier: Y’a un gars qui parlait a son ami, pis son ami lui disait d’aller nous voir en show et la façon qu’il en parlait, c’était comme chaque fois qu’il venait voir un de nos shows ça lui faisait du bien. Il dépensait de l’énergie, mais aussi y’a des chansons qui vont à des ranges différents et ça donne une experience intense. Je pense pas qu’on est nécessairement dans son type de musique, mais notre show a cette etiquette là, et ça attire les gens!

 

 

 

Écoutez Zen Bamboo ici

 

 

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